Causons un poil.

Pour ce premier poste de la vie sur le blog de Vegas, je tenais à sortir mon plus beau françois, et entamer d’une manière inattendue, apologie d’une classe révolue, en vous mettant sur la table une rareté. Loin des médiateries et autres néo-technologies du web 5.12, il s’agit là d’une simple trouvaille littéraire, qui, météorite linguistique, vous permettra sans doute de briller autour d’une bonne table de Trivial Pursuit, d’un dîner à matière grise épicée, ou bien, dans une braderie foireuse un dimanche de loose ; quoique la vie quotidienne puisse regorger d’instants propices à son utilisation. 

Naqueter. 
Oui, naqueter. Ou plutôt : « Tu peux toujours naqueter, je suis pas prêt à foutre le nez dehors »
Encore : « Il m’a tellement saoulé, que je l’ai laissé naqueter derrière la porte »
(na-ke-té), v. t. Attendre servilement à la porte de quelqu’un. Il a naqueté longtemps. Faire naqueter quelqu’un, le faire attendre longtemps.

Spéciale dédicace au disparu de VD, sache que je te filerai jamais mes sources, et que je vais te fumer si y’a un fight à la Cour.
Pour les autres, j’espère en tout cas que vous me remercierez d’avoir posté intelligent. Ca change des nouveaux trucs dont on se paluche bien de savoir à quoi ça sert, même si je reconnais que Google Street View est pas trop mal foutu. Et vive le françois châtié.

<>!/¬ Nok

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